Note d’analyse Augmenter aussi le nombre de bons élèves PISA 2012 montre qu’à côté du trop grand nombre d’élèves en difficulté les résultats sont également très moyens pour les bons élèves, au moins en mathématiques et en sciences, le constat étant plus ambivalent en français. Publié le : 26/05/2014 Mis à jour le : 09/01/2025 Temps de lecture 6 minutes Transcription Fermer la transcription Augmenter aussi le nombre de bons élèves [Musique] en France le niveau des élèves est en baisse en mathématiqu et en sciences une tendance qui remonte au début des années 90 et que confirme la dernière analyse du programme international pour le suivi des acquis des élèves appelé PISA cette étude réalisée en 2012 a servi de base de réflexion à la note du Commissariat général à la stratégie et à la prospective la France est aujourd'hui au 15e rang sur les 34 pays de l'OCDE comment expliquer ce mauvais classement effectivement d'abord c'est surprenant parce qu'on a tendance à penser que on enseigne les maths de manière trop difficile on appelle souvent à faire des mathématiques plus concrètes comme si l'enseignement était dédié finalement à créer essentiellement des bons élèves on peut poser l'hypothèse que peut-être les élèves sont exposés à un mix d'apprentissage pas assez exigeant sachant que la France finalement expose peu ses élèves comparaison des autres pays à ce qu'on appelle les mathématiques formelles avancé qui sont un bon indicateur de bonne performance du système et de performance en mathématique le CGSP préconise d'augmenter le nombre de bons élèves en remontant le niveau scolaire pour y parvenir il faut faire de l'exigence un nouveau paramètre d'évaluation des élèves l'exigence c'est bénéfique pour tout le monde d'ailleurs on le voit dans les pays les plus performant qui font profiter de d'enseignement de ce type là tous les types d'établissement et tous les types de élèves ça monte aussi le niveau des élèves en difficulté et il s'agit pas de pousser les élèves en revenant à un style complètement daté qui stigmatise les mauvais résultats il s'agit d'encourager de favoriser ce qui est bien de favoriser le progrès plutôt que la mauvaise note et cetera reste la question de la méthode tout l'enjeu se situe au niveau pédagogique sur la transmission du savoir scientifique et des mathématiques première piste c'est autour de de l'approfondissement au sein du socle commun et là du coup ça débouche sur un débat exhaustivité versus approfondissement qui est à avoir discipline par discipline ça pourrait être par exemple d'avoir des programmes plus courts qui permettre aux enseignants d'avoir un peu plus de marge de manœuvre pour approfondir au sein des disciplines l'autre piste c'est de faire de l'enseignement modulaire optionnel sur l'ensemble des disciplines et creuser finalement les différentes matières mais en laissant aux élèves la possibilité d'être poussé dans les matières qu'il préfère même si la France est bien classée en matière d'enseignement du français augmentez le niveau des bons élèves en second pour les sciences et les mathématiques pourrait permettre de lutter contre l'échec à l'entrée de l'université aujourd'hui moins d'un étudiant sur de passe en 2è année de premier [Musique] cycle Le principal problème soulevé par les résultats pour la France de l’enquête PISA 2012 (programme international de suivi des acquis des élèves) est celui des inégalités scolaires liées à l’origine sociale. Ces questions ont attiré l’attention, car elles sont fondamentales, et elles ont été abondamment analysées, y compris dans les travaux du CGSP. En complément de ces analyses, nous nous centrons ici sur la question des niveaux, des bons élèves notamment, car, sans perdre de vue l’enjeu majeur d’égalité, celui de bien “équiper” les élèves français dans une société de la connaissance est également important. De fait, équité et efficacité, deux objectifs souvent assignés aux systèmes scolaires, ne sont pas antinomiques. Examiner les résultats des bons élèves apporte ainsi un éclairage complémentaire à celui des élèves en difficulté sur l’efficacité du système. L’analyse des tests PISA de l’OCDE sur les compétences des élèves de 15 ans et des enquêtes CEDRE (cycle d’évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon) de l’Éducation nationale sur les performances en fin de collège est éclairante pour décrire le haut (les bons ou très bons élèves) et le bas (les élèves en difficulté) de la distribution des niveaux des élèves français. Sans épuiser la question des compétences, l’analyse PISA 2012 montre que, contrairement aux idées reçues, la France compte moins de bons élèves que nombre d’autres pays, notamment en sciences et en mathématiques (12,9 % d’élèves au-dessus du niveau 5 vs 17,5% en Allemagne pour les seules mathématiques), ce qui place la France dans la moyenne des pays développés dans cette matière (15e sur 34 pour les élèves au-dessus du niveau 5). Les performances de la France sont ainsi presque aussi moyennes s’agissant des bons élèves que des élèves en difficulté. En mathématiques, une baisse depuis 2003 semble avoir suivi un effritement depuis les années 1990. La France se classe mieux dans la catégorie de résolution de problèmes non scolaires, sauf en ce qui concerne les très bons élèves (ceux au-dessus du niveau 6). Cette situation est peut-être à mettre en relation avec une faible exposition des élèves français à des contextes d’apprentissage “exigeants” en mathématiques. En français, le tableau plus contrasté peut laisser supposer une polarisation entre une frange de très bons élèves, en effectifs importants, et des élèves très en difficulté.. 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